4 février 2026

Écosystème des innovateurs : l’Afrique du Sud et le Kenya en tête, la Côte d’Ivoire progresse (classement)

25 pays africains figurent dans le classement mondial StartupBlink qui évalue l’écosystème des innovateurs. 13 de ces pays apparaissent dans le top 100. 

L’Afrique du Sud et le Kenya confirment leur statut de piliers des écosystèmes de start-up africains, selon Innovators Business Environment Index, publié par la plateforme Startupblink.

Le classement s’appuie sur trois grands critères. D’abord, la quantité, c’est-à-dire le nombre de start-up, d’incubateurs, d’accélérateurs, d’espaces de coworking et d’événements tech. Ensuite, la qualité, qui concerne les investissements, la recherche et développement, la présence de grandes start-up très valorisées et d’entreprises internationales. Enfin, l’environnement, qui prend en compte la stabilité du pays, l’accès à internet, la fiscalité et la facilité de faire des affaires.

25 pays africains figurent dans le classement mondial dont 13 classés dans le top 100. L’Afrique du Sud en tête des pays africains est classé 61e mondial, suivi du Kenya (68e) et du Cap-Vert (70e). Des pays ouest-africains tels que la Côte d’Ivoire (5africain) et le Nigeria, (10) ne se laissent pas distancer. Ils sont respectivement 81et 95e au classement mondial. 

La Côte d’Ivoire s’affirme aujourd’hui comme l’un des pôles les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest et de l’UEMOA en matière d’entrepreneuriat. Le pays se distingue particulièrement par la qualité de son accès au financement, où il occupe la première place dans la sous-région. Les entreprises et les start-up y accèdent plus facilement aux crédits, services bancaires performants et outils financiers adaptés.

Classée deuxième en matière d’innovation en Afrique de l’Ouest, son écosystème de start-up se renforce et gagne en maturité. La catégorie « mobilité et ouverture mondiale », qui évalue les échanges transfrontaliers, l’accessibilité et la circulation internationale, constitue toutefois un axe sur lequel le pays peut encore améliorer ses performances dans le classement.

Par ailleurs, il se positionne troisième en Afrique subsaharienne, avec une fiscalité jugée compétitive. Le taux d’imposition des gains en capital figure parmi les plus attractifs, ce qui renforce l’intérêt des investisseurs. 

Dans l’ensemble, le pays des éléphants offre un environnement des affaires favorable, avec un bon accès au financement, une fiscalité avantageuse et des conditions encourageantes pour les entrepreneurs. Selon les prévisions de Startupblink, « l’une des évolutions les plus notables est l’utilisation de cadres de zones franches pour favoriser les activités axées sur la technologie. La zone franche VITIB (Village des technologies de l’information et de la biotechnologie) de Grand-Bassam fonctionne comme un parc technologique dédié bénéficiant d’incitations fiscales et de procédures douanières simplifiées ».

Carelle Tahou (stagiaire)

Edité par M.F. Vahid Codjia

Classement des pays africains : 

1er Afrique du Sud (61e mondial)

2e Kenya (68e mondial)

3e Cap-Vert (70e mondial)

4e Maroc (80e mondial)

5e Côte d’Ivoire (81e mondial)

6e Namibie (83e mondial)

7e Tunisie (87e mondial)

8e Rwanda (91e mondial)

9e Égypte (94e mondial)

10e Nigeria ( 95e mondial)

11e Zambie (97e mondial)

12e Tanzanie (98e mondial)

13e Ouganda (99e mondial)

14e Sénégal (101e mondial)

15e Ghana (102e mondial)

16e Liberia (107e mondial)

17e Algérie (109e mondial)

18e Guinée (110e mondial)

19e Mauritanie (113e mondial)

20e Angola (116e mondial)

21e Zimbabwe (119e mondial)

22e Éthiopie (120e mondial)

23e Cameroun (121e mondial)

24e Congo (122e mondial)

25e Somalie (123e mondial)