Le gouvernement ghanéen a tenu sa promesse. Après plusieurs années d’inactivité, la raffinerie de pétrole de Tema (TOR) reprend service, concrétisant les engagements annoncés le mois dernier pour relancer le raffinage national et réduire la dépendance aux importations. Cette reprise renforce la capacité de production nationale et contribue à la sécurité énergétique et au développement des infrastructures pétrolières du pays.
Le 19 décembre 2025, la raffinerie a officiellement relancé ses activités, après un processus de maintenance générale sur l’unité de distillation du brut réalisé entre août et octobre 2025, conformément aux standards internationaux de sécurité et d’ingénierie. L’Autorité nationale du pétrole a confirmé que TOR respectait toutes les normes obligatoires, autorisant ainsi la reprise des opérations. Les produits pétroliers ont recommencé à être stockés, une première depuis plusieurs années. Les prochains mois seront consacrés à stabiliser les systèmes, optimiser les performances et garantir une fiabilité opérationnelle durable.
Cette relance s’inscrit dans la continuité des annonces faites par le gouvernement au cours de l’année. En effet, la porte-parole adjointe de la présidence, Shamima Muslim, avait indiqué que la réactivation de la raffinerie visait à réduire la facture d’importation de pétrole, stabiliser les prix locaux et préserver les réserves de change. La raffinerie devait fonctionner sous un contrat de sous-traitance avec Sentuo Oil Refinery Limited et couvrir environ 60 % de la consommation locale, avec des économies estimées à près de 400 millions de dollars par mois. Ces engagements ont été respectés, matérialisant la volonté du gouvernement de sécuriser l’approvisionnement énergétique et de limiter la pression sur le cedi et sur l’équilibre budgétaire.
Parallèlement, un nouveau four, F 61, a été installé et sera prochainement intégré à l’unité de distillation. Cette amélioration permettra à la raffinerie de restaurer sa capacité nominale de 45 000 barils par jour et ouvre la voie à une extension à 60 000 barils par jour à moyen terme, après l’installation d’un nouvel échangeur d’air. La mise en service officielle du four sera annoncée ultérieurement.
La direction de TOR considère cette reprise comme un jalon stratégique pour renforcer l’infrastructure énergétique nationale et garantir la continuité des opérations dans le secteur pétrolier. Elle confirme également que le gouvernement a tenu ses engagements, avec des retombées positives attendues sur l’emploi, la production locale et la stabilité du marché énergétique.
Source : Horonya finance
