Les budgets 2026 des États membres de l’UEMOA traduisent une dynamique soutenue d’expansion des dépenses publiques, reflet d’ambitions économiques différenciées, mais convergentes vers la consolidation de la croissance, le renforcement des infrastructures et la stabilisation des cadres macroéconomiques. L’exercice comparatif met en évidence un écart substantiel entre les économies, avec la Côte d’Ivoire en tête et la Guinée-Bissau qui ferme la marche.
En tête, la Côte d’Ivoire confirme son rang de locomotive économique de l’Union avec un budget 2026 fixé à 17 350,2 milliards FCFA. L’exécutif ivoirien maintient une trajectoire d’investissement robuste, avec une progression de 13,1 %. Ce niveau de budget place le pays très largement en tête du classement.
En deuxième position, le Sénégal, deuxième puissance économique de l’Union, affiche un niveau de dépenses établi à 7 433,9 milliards FCFA pour 2026. Comparées à 2025, les dépenses progressent de 12,4%, représentant 819,1 milliards FCFA. Le Burkina Faso occupe la troisième place avec un budget 2026 de 3 918,3 milliards FCFA. Le pays enregistre une progression de 4,15 % par rapport à 2025. Le déficit, attendu à 486,8 milliards FCFA, reste contenu à 2,6 % du PIB, conforme aux critères de convergence de l’UEMOA.
Le Bénin suit avec un niveau de dépenses projetées de 3 784 milliards FCFA. La stratégie béninoise demeure orientée vers la croissance et la justice sociale. Ce projet de budget s’inscrit dans un contexte où la croissance économique est projetée à 7,5%, portée par un secteur agricole toujours plus dynamique, soutenu par la mécanisation, l’accès accru aux intrants, le renforcement du conseil agricole et les investissements dans la maîtrise de l’eau.
Le Mali arrive en cinquième position avec des dépenses inscrites à 3 578,2 milliards FCFA, en progression de 11 %. Pour 2026, le pays réduit son déficit d’environ 10 % par rapport à l’exercice 2025, s’établissant désormais à 520 milliards FCFA.
Le Niger, pour sa part, se situe à un niveau de dépenses de 2 922,22 milliards FCFA, marquant une intensification des efforts publics malgré un solde budgétaire négatif de 424,98 milliards FCFA. Les autorités inscrivent cette trajectoire dans une stratégie de stabilisation et de relance graduelle, dans un environnement institutionnel encore marqué par des contraintes sécuritaires et budgétaires.
Le Togo occupe la septième place avec un budget équilibré à 2 751 milliards FCFA, en hausse de 14,8 %. Cette dynamique témoigne d’une volonté affirmée en matière d’investissement public à travers trois priorités principales notamment l’inclusion sociale, la transformation économique et le renforcement de l’État, de la sécurité et de la gouvernance.
Enfin, la Guinée-Bissau ferme le classement avec un budget arrêté à 530,69 milliards FCFA. Ce projet de budget adopté par le gouvernement de transition présente un déficit de 79,78 milliards FCFA.
Par Horonya Finance
