20 avril 2026

Le gouvernement guinéen lance le processus de révision du code des Investissements 

Dans un réceptif hôtelier de la capitale, le gouvernement guinéen à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce a procédé ce mardi 14 avril au lancement officiel du processus de révision du code des investissements. Cette initiative portée par la ministre Fatima Camara s’inscrit dans la refondation économique du pays symbolisée par le programme Simandou 2040 pour un environnement plus attractif.

La cérémonie de lancement officiel présidée par le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a connu une forte présence des membres du gouvernement, des acteurs de la vie économique et de hautes personnalités importantes.

En effet, cette révision est une réforme qui vise à instaurer un environnement économique moderne et attractif. Cela est fondé sur la liberté d’entreprendre, l’égalité de traitement des investisseurs, la création d’emploi et la protection des droits acquis.

Dans sa brillante intervention, Fatima Camara, ministre de l’Industrie et du Commerce, soutient que cette réforme est un levier stratégique de transformation économique.

D’après elle, le code des investissements va bien au-delà d’un cadre juridique. Il s’agit d’une ambition nationale pour faciliter le climat d’affaires en Guinée tout en respectant les nouvelles règles.

« Le Président de la République a fixé un cap : reprendre la maîtrise de notre trajectoire économique, valoriser le territoire, bâtir une économie qui profite d’abord à notre peuple et inscrire durablement la Guinée dans une dynamique de transformation. Ce cap nous oblige à sortir des logiques anciennes et à dépasser les approches passives », a-t-elle déclaré.

Poursuivant son speech, Fatima Camara ajoute : « Nous voulons un Code des investissements de nouvelle génération. Un texte qui ne soit pas simplement attractif, mais stratégique et sélectif. Il s’agit de ne plus subir les investissements, mais de les orienter au service du développement national. Cela signifie privilégier la transformation locale, renforcer le contenu local et exiger des transferts de compétences. »

Plus loin elle, affirme : « Ce futur Code ne sera pas un compromis faible, mais un véritable instrument de souveraineté…Il sera ouvert, mais indigent, il sera incitatif, mais responsable, il sera attractif, mais aligné sur nos priorités…Au secteur privé, je veux dire, le gouvernement est à l’écoute, mais attend des engagements à la hauteur des ambitions nationales.»

C’est dans ce même sillage que le Chef du gouvernement, Bah Oury aborde pour réaffirmer la volonté de l’Etat à promouvoir un secteur privé dynamique pour une meilleure croissance économique.

 « Tout ce qui est entrepris vise à créer les meilleures conditions pour que le secteur privé, national comme international, puisse se renforcer. C’est lui qui est le principal acteur de la croissance économique », dit-il.

Pour le représentant du secteur privé à cette cérémonie, Eric Benjamin, cette réforme est une opportunité pour attirer des capitaux durables et stimuler l’essor économique de la Guinée.

Pour ailleurs, il faut rappeler que la révision du code des investissements met à jour le code précédent, adopté en 2015, pour l’adapter aux exigences actuelles.

Bizpero