30 juin 2026

Guinée : le GDB et le PDACG mettent à disposition des investisseurs des outils d’aide à la décision dans les filières riz, maïs, fonio et volaille.

L’Agence Guinéenne de Développement (GDB) a co-organisé ce vendredi 26 juin 2026, à l’Hôtel Kaloum de Conakry, l’atelier de restitution et de validation des outils analytiques et promotionnels d’investissement dans les chaînes de valeur riz, maïs, fonio et volaille, en partenariat avec le Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDACG), financé par la Banque mondiale (IDA) à hauteur de 100 millions de dollars US. La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Mbemba Sylla, Directeur Général Adjoint en charge des Investissements Privés et de l’Industrialisation, en présence des représentants du Ministère de l’Agriculture, des chambres consulaires, des organisations professionnelles (FINA, RENAM, CNOP-G) et des partenaires techniques et financiers.

Cet atelier marque une étape opérationnelle dans la mise à disposition d’outils d’aide à la décision destinés aux investisseurs : quatre fiches profils filières, un Cahier de l’Investisseur structuré en cinq annexes (lecture agribusiness du Code des investissements, accès au foncier agricole, cadre réglementaire et sanitaire, réformes Simandou 2040, contacts utiles), et huit modèles d’affaires illustrant des projets types – production d’aliments volaille, PME avicole intégrée, mécanisation céréalière, plateforme agro-industrielle rizicole, exploitation céréalière, entreprise agroalimentaire spécialisée dans le fonio, entre autres. Ces modèles, construits à partir d’analyses de terrain, présentent des fourchettes de CAPEX allant de 0,30 à 3,5 millions d’euros et des taux de rentabilité interne (TRI) projetés entre 11 % et 26 % selon les configurations.

Un cadre incitatif parmi les plus compétitifs de la sous-région

Le Cahier de l’Investisseur dévoile une lecture comparée du Code des investissements de la Guinée qui révèle plusieurs avantages différenciants : exonération totale des droits de douane et de la TVA sur les équipements importés pendant la phase d’installation (jusqu’à trois ans), réduction du coût de CAPEX importé estimée à 20–25 %exonération d’impôt sur les sociétés sur 8 à 10 ans en Zone B (zones rurales, applicables à la quasi-totalité des projets agricoles), propriété étrangère à 100 % autorisée, libre rapatriement des dividendes, accès à l’arbitrage international (OHADA-CCJA, CIRDI). Le seuil d’éligibilité – fixé à 200 millions GNF et 5 emplois permanents – est l’un des plus accessibles de la sous-région, plus favorable qu’au Sénégal ou en Côte d’Ivoire.

Un potentiel ancré dans des fondamentaux structurels.

Au-delà du cadre fiscal, la Guinée combine une série de facteurs structurels rarement réunis en Afrique de l’Ouest : un marché domestique de 14 millions de consommateurs, dont près de 3 millions concentrés dans le Grand Conakry, en forte demande de produits agricoles et agroalimentaires ; une dépendance importante aux importations (600 000 à 900 000 tonnes de riz et 50 000 à 60 000 tonnes de volaille importés annuellement) qui ouvre un espace considérable pour la substitution compétitive ; un accès direct au marché de la CEDEAO et de ses 400 millions de consommateurs ; et un potentiel agricole encore largement sous-exploité, avec 6,2 millions d’hectares de terres arables dont 38 % seulement sont exploités et 364 000 hectares de terres irrigables dont à peine 30 200 sont aménagés, complétés par un réseau fluvial dense de plus de 6 250 kilomètres et quatre zones agro-écologiques distinctes permettant une spécialisation territoriale.

Des agropoles structurants en cours de déploiement

Cette dynamique s’inscrit dans le déploiement, avec l’appui de la Banque africaine de développement, de zones spéciales de transformation agro-industrielle (SAPZ) à Boké et Kankan, première phase d’un dispositif national visant la mise en place d’une dizaine d’agrihubs combinant production, transformation, logistique et accès aux marchés. Le corridor ferroviaire de Simandou, levier structurant du programme SIMANDOU 2040, viendra renforcer cette architecture en connectant les bassins de production agricole aux ports et aux marchés régionaux.

Le GDB, guichet de référence pour les investisseurs

En tant qu’agence nationale chargée de la promotion des investissements privés et de l’amélioration du climat des affaires, le GDB met désormais à disposition des porteurs de projets un ensemble cohérent d’outils, d’analyses sectorielles et de modèles économiques chiffrés. L’Agence accompagne les investisseurs à toutes les étapes de leur parcours – orientation initiale, identification de site, sécurisation foncière, mobilisation des financements, mise en relation avec les partenaires institutionnels et opérationnels. Une fois validées par les parties prenantes, les versions consolidées de ces outils seront mises à disposition des investisseurs nationaux et internationaux.

« Le développement des chaînes de valeur agricoles exige une forte collaboration entre l’État, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les institutions d’accompagnement. En renforçant l’information économique et en facilitant la prise de décision des investisseurs, nous contribuons collectivement à l’émergence d’une agriculture plus compétitive, plus productive et davantage créatrice d’emplois. » M. Mbemba Sylla, Directeur Général Adjoint, Investissements Privés et Industrialisation, GDB

Investir dans l’agribusiness en Guinée, c’est désormais le faire avec des outils, des chiffres et un cadre incitatif clair.