2 septembre 2026

Côte d’Ivoire : le gouvernement fixe les prix du cacao à 1 200 FCFA et du café à 1 300 FCFA

Le gouvernement ivoirien a officiellement fixé les prix bord champ de la nouvelle campagne de commercialisation 2026-2027 à 1 200 FCFA le kilogramme pour le cacao et à 1 300 FCFA le kilogramme pour le café. L’annonce tant attendue par le monde agricole a été faite le mardi 1er septembre 2026 par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Koné Nabagné, à l’occasion de l’ouverture solennelle de la 10ème édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC) au Parc des Expositions d’Abidjan. Cette tarification marque le coup d’envoi officiel d’une campagne caractérisée par une restructuration du calendrier commercial, la période principale s’étendant désormais du 1er septembre au 28 février.

Ce choix tarifaire pour l’or brun reflète une volonté de stabilisation de la filière dans un contexte de forte volatilité des cours internationaux. En reconduisant le prix de 1 200 FCFA déjà appliqué lors de la précédente campagne intermédiaire, les autorités maintiennent un revenu minimum garanti pour les fèves de qualité, malgré le repli des marchés mondiaux par rapport aux sommets historiques de l’année dernière.

Du côté du café, le prix de 1 300 FCFA le kilogramme cherche à redynamiser une production locale essentielle pour la diversification agricole. Face aux groupements de producteurs et aux exportateurs, les autorités ont réaffirmé leur engagement à moderniser le secteur et à inciter la jeunesse à s’orienter vers la cacaoculture du futur pour relever les défis climatiques et structurels.

Le bon déroulement de cette campagne s’appuiera sur un dispositif logistique et technologique renforcé. Le Conseil du Café-Cacao a d’ores et déjà validé l’agrément de 107 exportateurs, comprenant 70 sociétés et 37 coopératives, et mobilisé 68 unités de conditionnement pour fluidifier les opérations.

Par ailleurs, cette rentrée syndicale et économique coïncide avec l’obligation de la carte du producteur dotée d’une puce bancaire, un outil conçu pour sécuriser les transactions financières directement auprès des paysans et s’assurer du respect strict des prix minimums garantis sur toute l’étendue du territoire.

BIZPERO