La Côte d’Ivoire prévoit de mettre en service d’ici 2027 un centre national de données public. Ce projet vise à renforcer la sécurité des données gouvernementales et à réduire la dépendance du pays aux infrastructures numériques situées à l’étranger.
Le futur centre national de données en Côte d’Ivoire devrait être installé au sein du parc technologique VITIB, à Grand-Bassam. Le projet bénéficie du soutien de la société américaine Cybastion Institute of Technology et d’un financement garanti par la Banque d’import-export des États-Unis, également connue sous le nom d’EXIM Bank.
Un financement de 66 millions de dollars
La Banque d’import-export des États-Unis (EXIM Bank) a approuvé une garantie de financement de 66 millions de dollars pour accompagner la réalisation du projet.
Cette enveloppe doit notamment soutenir la construction du centre de données ainsi que le déploiement des infrastructures numériques nécessaires à son fonctionnement.
À terme, cette installation doit fournir une infrastructure sécurisée pour le stockage, la gestion et l’hébergement des données du secteur public ivoirien.
Une infrastructure destinée aux données gouvernementales
Le futur centre national de données en Côte d’Ivoire devrait devenir une infrastructure centrale pour les systèmes numériques de l’administration.
Selon les informations communiquées sur le projet, le data center devrait disposer de 228 baies informatiques et offrir une capacité de stockage d’environ 10 pétaoctets.
L’installation devrait également fournir environ 1,73 mégawatts de puissance informatique, pour une capacité électrique totale estimée à près de 3 mégawatts.
Le centre est par ailleurs conçu pour répondre à des exigences élevées en matière de disponibilité. L’infrastructure devrait respecter des standards de niveau III ou supérieurs, avec des dispositifs destinés à assurer la redondance, la fiabilité et la continuité des services.
La Côte d’Ivoire veut renforcer sa souveraineté numérique
Au-delà de ses caractéristiques techniques, le projet répond à un objectif stratégique : renforcer la souveraineté numérique de la Côte d’Ivoire.
En développant une infrastructure nationale, le gouvernement souhaite disposer de capacités supplémentaires pour héberger et protéger les données publiques sensibles sur le territoire national.
Cette approche doit également permettre de mieux maîtriser les infrastructures utilisées par les administrations alors que les services publics ivoiriens poursuivent leur transformation numérique.
Un projet qui accompagne la digitalisation des services publics
La création de ce centre de données national intervient dans un contexte d’accélération de la transformation numérique en Côte d’Ivoire.
Le gouvernement développe progressivement des plateformes administratives numériques et modernise les systèmes d’information utilisés par les institutions publiques.
Le développement d’une infrastructure nationale de stockage et de traitement des données doit donc accompagner cette évolution en offrant aux administrations des capacités informatiques adaptées à l’augmentation des usages numériques.
Une coopération technologique entre Abidjan et Washington
Le projet présente également une dimension internationale. La participation de Cybastion Institute of Technology et la garantie accordée par l’EXIM Bank américaine illustrent le renforcement de la coopération technologique entre la Côte d’Ivoire et les États-Unis.
Pour Washington, le projet représente notamment une occasion de soutenir les exportations de technologies américaines et de développer les relations avec Abidjan dans le secteur numérique.
Pour la Côte d’Ivoire, cette coopération doit contribuer à accélérer le développement d’infrastructures technologiques capables de soutenir les ambitions numériques du pays.
Un centre national de données clé de la transformation numérique ivoirienne
Le centre national de données en Côte d’Ivoire devrait ainsi jouer un rôle important dans la modernisation des infrastructures numériques publiques.
Avec une capacité annoncée de 228 baies informatiques, environ 10 pétaoctets de stockage et plusieurs mégawatts de puissance électrique, l’installation doit fournir une base technique aux futurs services numériques de l’administration.
Si le calendrier actuel est respecté, le centre devrait être mis en service d’ici 2027. Il pourrait alors devenir l’une des infrastructures majeures de l’écosystème numérique ivoirien et contribuer aux ambitions d’Abidjan de renforcer sa position comme pôle régional des technologies et des services numériques.
