Le rideau est tombé hier mercredi à Abuja au Nigeria sur la deuxième édition des ECOWAS Startup Awards. Organisé du 28 au 30 septembre 2026 par la Commission de la CEDEAO, en partenariat avec le Centre du commerce international (ITC), ce grand rendez-vous de l’innovation a récompensé les projets les plus prometteurs de la région parmi 8 679 inscriptions initiales.
C’est l’entreprise nigériane de HealthTech HubPharm Africa, cofondée par la pharmacienne clinicienne Tope Kareem, qui a décroché le prestigieux premier prix doté d’une enveloppe de 30 000 dollars américains. Elle devance sur le podium la start-up sénégalaise Gaynako (2e prix, 20 000 USD) dirigée par Pape Natango Mbaye, et la solution ivoirienne myOpinion (3e prix, 15 000 USD) portée par Steve Bah Blesson. Les structures Baykart (Gambie) et Afrikan Coders (Cap-Vert) complètent le top 5 de cette compétition acharnée.
Un catalyseur pour l’intégration régionale
Placée sous le thème de la transformation numérique, de l’intégration régionale et des chaînes de valeur durables, cette édition a mis en lumière 60 finalistes issus de 12 États membres. Réparties dans six secteurs clés (EdTech, FinTech, HealthTech, AgriTech, CleanTech et TravelTech), ces jeunes pousses ont bénéficié d’un masterclass intensif de cinq jours avant de défendre leur projet devant un jury d’experts.
« Notre ambition ne se limite pas à désigner des lauréats. Elle consiste à créer des entreprises qui survivent, se développent, créent des emplois et sont compétitives à travers l’Afrique et au-delà », a rappelé M. Dehpue Yenpea Zuo, commissaire de la CEDEAO chargé des affaires économiques et de l’agriculture. Preuve de cet engagement à long terme, le commissaire a d’ailleurs annoncé l’intention de la Commission de porter le premier prix à 50 000 dollars pour les prochaines sessions.
Au-delà du cash prize : un accompagnement structurel
La dernière journée de l’événement a été marquée par des sessions de « deal rooms » avec des investisseurs et un dialogue ministériel de haut niveau sur le commerce et l’intégration industrielle. Représentant le ministre nigérian de l’Industrie, le Dr Chris Osa Isokpunwu a insisté sur le fait que la mobilisation de capitaux devait s’accompagner d’un renforcement des capacités de production et du respect des normes pour garantir la pérennité des entreprises.
Pour soutenir cet élan, la CEDEAO passe à la vitesse supérieure. Les 60 start-ups finalistes intègrent immédiatement le tout nouveau Réseau des start-ups de la CEDEAO. Elles bénéficieront également d’un programme d’accélération de six mois ainsi que des formations dispensées par l’Académie de développement du secteur privé de la CEDEAO, une plateforme numérique permanente conçue pour propulser l’entrepreneuriat ouest-africain sur les marchés internationaux.
Avec la CEDEAO
