Du 24 au 27 novembre 2026, Conakry vibrera au rythme de la première édition du Salon de la Farine, de la Pâtisserie et de la Boulangerie. Initié par la structure Vision Pub Guinée, cet événement majeur ambitionne de briser l’isolement des professionnels en réunissant tous les acteurs de la chaîne de valeur, des artisans locaux aux grands industriels du pays. Rencontre exclusive avec Salim Souaré, Commissaire Général du projet, qui fixe le cap de ce nouveau rendez-vous annuel et revient sur les enjeux de formation et d’entrepreneuriat au cœur de l’événement.

Pouvez-vous nous dire quel a été l’élément déclencheur qui vous a poussé à lancer la première édition de ce salon à Conakry ?
L’idée est partie d’un constat. On parle beaucoup de la boulangerie et de la pâtisserie, mais les acteurs du secteur n’ont pas souvent l’occasion de se retrouver dans un même espace pour échanger, partager leurs expériences et réfléchir aux difficultés qu’ils rencontrent.
Nous avons donc pensé qu’il était important de créer un salon qui puisse réunir tout ce monde. L’objectif est de mettre les professionnels en contact avec les industriels, les fournisseurs, les centres de formation et les institutions, afin de favoriser les échanges et les opportunités. C’est cette volonté de rapprocher les acteurs et de donner plus de visibilité au secteur qui nous a motivés à lancer cette première édition.
Quels sont les objectifs fixés pour ce salon et quels sont les résultats attendus ?
Nous voulons d’abord faire connaître davantage ces métiers et ceux qui les pratiquent. Mais au-delà de l’exposition, nous souhaitons surtout créer des opportunités.
Le salon doit permettre aux professionnels de se rencontrer, de développer leurs activités, de trouver de nouveaux partenaires et de mieux comprendre les évolutions du secteur. Nous voulons également donner une place importante aux jeunes qui souhaitent se lancer dans la boulangerie ou la pâtisserie.
À travers les formations, les échanges et les rencontres B2B, nous espérons que certains participants repartiront avec de nouvelles idées, des contacts utiles et, pourquoi pas, des projets concrets
À deux mois du salon, où en sommes-nous avec les préparatifs sur le terrain ?
Les préparatifs avancent bien. Nous sommes actuellement sur plusieurs fronts à la fois : la mobilisation des partenaires, les démarches auprès des entreprises, le travail avec les centres de formation et la préparation du programme.
Nous avons déjà rencontré plusieurs centres de formation en pâtisserie et boulangerie, et des collaborations ont été établies pour leur participation aux formations et aux concours.
Les négociations ont également beaucoup avancé avec les Moulins d’Afrique et d’autres usines de production du secteur. C’est un volet important pour nous, parce que nous voulons que le salon bénéficie d’un véritable accompagnement des acteurs industriels.
Nous travaillons aussi sur les panels, les rencontres B2B, les concours professionnels et les différents aspects de l’organisation. Le salon se tiendra du 24 au 27 novembre 2026 au Chapiteau de Conakry, et nous mettons tout en œuvre pour que cette première édition soit une réussite.
Comment s’organise la collaboration avec les grands industriels du secteur comme les Grands Moulins de Conakry ou les Moulins d’Afrique ?
Nous sommes en discussion avec plusieurs industriels, notamment les Moulins d’Afrique et d’autres unités de production. Les échanges sont très avancés et nous examinons ensemble les différentes possibilités de collaboration.
Pour nous, la participation des industriels est importante parce qu’ils connaissent les réalités du secteur, les besoins des professionnels et les défis liés à la production et à la distribution.
Nous souhaitons donc qu’ils puissent être présents à travers leurs produits, leurs expériences, leurs interventions dans les panels, mais aussi dans l’accompagnement des formations et des concours.
L’idée est vraiment de créer un cadre où les industriels et les professionnels peuvent se retrouver et travailler ensemble dans l’intérêt de la filière.
Selon les annonces, le salon prévoit des formations professionnelles. Quels types de compétences prioritaires souhaitez-vous transmettre aux participants ?
La formation sera principalement axée sur l’entrepreneuriat dans les secteurs de la farine, de la boulangerie et de la pâtisserie. Nous avons constaté que beaucoup de jeunes savent faire du pain, des gâteaux ou d’autres produits, mais rencontrent des difficultés lorsqu’il s’agit de transformer cette compétence en activité rentable.
Nous voulons donc les aider à mieux comprendre comment monter un projet, élaborer un business plan, calculer les coûts de production, fixer les prix, gérer une petite entreprise, trouver des financements et développer leur clientèle. L’objectif est de leur donner des outils concrets pour entreprendre, et pas seulement des connaissances théoriques.
Ce salon a-t-il vocation à devenir un rendez-vous annuel ou bien une biennale pour la sous-région ?
Nous avons prévu d’en faire un rendez-vous annuel. Pour nous, il est important que les professionnels puissent se retrouver chaque année, faire le point sur les difficultés du secteur, présenter les nouveautés et créer de nouvelles opportunités.
Dans les années à venir, nous aimerions également ouvrir davantage le salon aux acteurs de la sous-région, mais notre priorité est d’abord de réussir cette première édition et d’installer durablement le rendez-vous en Guinée.
Comment imaginez-vous l’avenir de cet événement ?
Nous souhaitons que ce salon grandisse progressivement et devienne un rendez-vous incontournable pour les professionnels de la farine, de la boulangerie et de la pâtisserie. Nous voulons qu’il soit un espace où l’on vient pour découvrir des produits, rencontrer des partenaires, se former, développer son activité et échanger sur les réalités du secteur.
Si, à travers ce salon, nous arrivons à créer des partenariats, à accompagner des jeunes dans leurs projets et à rapprocher davantage les différents acteurs de la filière, ce sera déjà une grande satisfaction.
Notre ambition est de construire cet événement dans la durée, édition après édition, avec l’implication des professionnels, des industriels, des centres de formation et des institutions.
Merci pour votre contribution.
Propos recueillis par BIZPERO
