23 septembre 2026

Bénin : les recettes budgétaires progressent de 2,4 % au premier semestre 2026

A fin juin, les recettes budgétaires du Bénin n’avaient permis de mobiliser que 44,6 % des prévisions annuelles révisées. Sur la même période, les engagements de dépenses et charges de trésorerie ont atteint 51,2 % des prévisions, tandis que l’ensemble des ressources mobilisées, y compris les financements, s’établissait à 56,2 %.

Au Bénin, les recettes budgétaires de l’État ont atteint 1220,8 milliards FCFA (2,14 milliards $) au 30 juin 2026, selon le rapport d’exécution de la Loi de finances publié le mercredi 16 septembre par la Direction générale du Budget (DGB), soit une hausse de 2,4 % par rapport à la même période en 2025.

Ce montant représente 44,6 % de l’objectif annuel révisé, fixé à 2736,1 milliards FCFA. Cette évolution masque toutefois des performances contrastées entre les principales régies financières. Les recettes fiscales de l’administration des impôts ont atteint environ 724,3 milliards FCFA, en hausse de 13 % sur un an. À l’inverse, les recettes brutes de la Douane se sont établies à 378,4 milliards, en recul de 7,2 %.

Les recettes non fiscales collectées par la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) ont également diminué, à 77,3 milliards FCFA, soit une baisse de 4,7 % par rapport à fin juin 2025. Du côté des dépenses du budget de l’État et des charges de trésorerie, les engagements atteignent 2125,4 milliards, soit 51,2 % des prévisions annuelles révisées.

Une mobilisation en amélioration

La DGB relève une amélioration du niveau de mobilisation des ressources à fin juin sur la période 2022-2026, qu’elle met en relation avec les effets des réformes engagées au sein des administrations financières.

Cette dynamique intervient après la révision du budget 2026. La loi de finances rectificative a porté les recettes budgétaires attendues à 2736,1 milliards FCFA, en hausse de 3,4 %. La DGB explique cette révision notamment par les résultats attendus des réformes visant une meilleure maîtrise des importations de riz, l’exploitation croisée des données et l’intensification des actions d’apurement des restes à recouvrer.

À fin juin, en incluant les ressources de financement, les ressources mobilisées par l’État atteignaient 2329,6 milliards FCFA, pour une prévision annuelle révisée de 4148,4 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 56,2 %.

Source : Ecofin