Le gouvernement de la République de Corée et le Groupe de la Banque africaine de développement ont signé, mercredi 9 septembre à Séoul, une Lettre d’intention visant à créer un Hub Corée-Afrique sur l’intelligence artificielle (IA), une plateforme destinée à soutenir le développement, l’adoption et le financement responsables de l’intelligence artificielle sur le continent africain.
Le président du Groupe de la Banque, Dr Sidi Ould Tah, et le vice-Premier ministre et ministre des Finances et de l’Économie coréen, Koo Yun-cheol, ont signé la Lettre d’intention en marge de la 8e Conférence ministérielle de la coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), tenue du 8 au 11 septembre 2026 sur le thème suivant : « Exploiter l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques pour la transformation de l’Afrique ».
Cet accord marque une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre la Corée et l’Afrique et prolonge ainsi deux décennies d’une coopération fructueuse dans le cadre de la KOAFEC.
La République de Corée, qui a rejoint le Fonds africain de développement (guichet concessionnel du Groupe de la Banque) en 1980 et la Banque africaine de développement en 1982, est un partenaire important de l’institution.
En 2006, la Corée a mis en place, en partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement, le fonds fiduciaire KOAFEC, qui est aujourd’hui le plus important fonds fiduciaire bilatéral actif de la Banque.
Au 31 mai 2026 les contributions cumulées de la Corée s’élevaient à hauteur de 132,82 millions de dollars au 31 mai 2026. Sur ce montant, environ 50 millions de dollars, consacrés à l’assistance technique et à la préparation de projets, ont permis de financer plus de 40 opérations et programmes d’investissement représentant au total plus de six milliards de dollars. Les fonds coréens ont également aidé à mobiliser au moins quatre milliards de dollars de financements. Le KOAFEC a encore soutenu plus de 1 300 start-up et entrepreneurs africains, bénéficié à plus de 1 200 entreprises et contribué à la création de plus de 5 000 emplois sur le continent.
