22 juillet 2026

La BCEAO prépare un pilote du PAPSS avec plus de 80 banques de l’UEMOA

Après l’adhésion récente de la BEAC au système panafricain de paiement, la BCEAO engage à son tour une phase d’évaluation du PAPSS. L’objectif est de renforcer les paiements transfrontaliers africains et de réduire la dépendance aux infrastructures financières extérieures.

À Dakar, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) prépare une phase pilote de six mois avec le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), associant plus de 80 banques commerciales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Les accords sont en cours de finalisation, à la fois avec les établissements bancaires concernés et avec les responsables du PAPSS.

L’annonce a été faite par Massi Lawson, adjoint au directeur des systèmes et moyens de paiement de la Banque centrale, lors du Séminaire des journalistes économiques de l’UMOA organisé au siège de l’institution ce mardi 21 juillet.

Point notable du dispositif : la BCEAO n’entrera pas dans le pilote comme participant, mais comme observateur. Il s’agira pour elle de vérifier que le fonctionnement du système panafricain respecte la réglementation en vigueur dans l’Union, avant tout engagement plus formel. Une prudence qui situe le projet à un stade exploratoire, malgré l’ampleur du panel bancaire mobilisé.

Adossé à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le PAPSS vise à couvrir au moins la moitié des paiements liés au commerce intra-africain à l’horizon 2045. Concrètement, la plateforme permet à deux entreprises africaines de régler une transaction dans leurs monnaies respectives, sans passer par le dollar ou l’euro et sans recourir aux banques correspondantes situées hors du continent, un circuit qui alourdit aujourd’hui les délais et les coûts.

Conçu par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), avec l’Union africaine et le secrétariat de la ZLECAf, le système a été lancé commercialement en janvier 2022. Il relie désormais 28 pays africains, plus de 190 banques commerciales et fintechs, appuyés par 16 commutateurs de paiement, avec un réseau étendu donnant accès à plus de 250 institutions financières supplémentaires, selon la plateforme. D’après le PAPSS, les règlements s’effectuent en moins de deux minutes.

Lire sur https://www.agenceecofin.com/actualites/2107-140376-la-bceao-prepare-un-pilote-du-papss-avec-plus-de-80-banques-de-luemoa