La 4e édition de la Guinea Fintech Week s’est achevée à Conakry sur un appel vibrant à l’action et à la prospérité partagée. Invitée d’honneur pour prononcer le discours de clôture, la Directrice Générale du Patrimoine Bâti Public, Souadou Baldé, a dressé une perspective macroéconomique forte pour l’écosystème technologique. Pour la dirigeante, ce rendez-vous dépasse la simple sphère technique pour s’inscrire directement dans les grands chantiers de développement de la nation guinéenne.

« Je voudrais remercier Monsieur Kaba pour l’honneur qu’il me fait de prononcer ce discours de clôture. Je tiens tout d’abord à féliciter l’ensemble du comité d’organisation pour la qualité remarquable des panélistes et des intervenants », a-t-elle déclaré en préambule.
Au-delà de la transaction : le défi de l’épargne et du financement
Pour Souadou Baldé, l’effervescence numérique ne doit pas masquer les objectifs réels de développement humain. Si la dématérialisation des flux financiers progresse, elle ne représente que la surface visible d’un chantier beaucoup plus vaste.
« Au terme de ces riches échanges, je voudrais rappeler une conviction essentielle : le paiement digital est une avancée majeure, mais il ne constitue que la première étape d’une véritable inclusion financière, a-t-elle martelé. Notre ambition profonde doit être de permettre à chaque Guinéen — particulièrement aux femmes, aux jeunes et aux entrepreneurs — d’accéder à l’épargne, au financement et à des services financiers adaptés à ses besoins [2]. »
Aligner la fintech sur le programme étatique « Simandou 2040 »
La Directrice Générale a mis en relief l’articulation obligatoire entre l’innovation technologique et le programme national Simandou 2040, véritable boussole de la transformation économique du pays. Elle a rappelé avec insistance que l’émergence industrielle attendue ne pourra être qualifiée de succès que si elle intègre les populations les plus vulnérables et désenclave les zones rurales. Cette ambition requiert, selon elle, une mobilisation collective et immédiate de tout l’écosystème financier.
« La véritable inclusion financière ne consiste pas simplement à permettre aux citoyens d’effectuer des transactions, mais à leur donner les moyens de participer à la création de richesses et de construire notre avenir. Passons désormais du dialogue à l’exécution, et faisons de l’inclusion financière un moteur de prospérité partagée au service des ambitions de Simandou 2040 », a conclu Souadou Baldé.
BIZPERO
